09 mars 2007
Entrechats
Voilà, pendant que je me morfondais chez mes grands parents, j'ai écrit une petite nouvelle. Je vais vous en faire partager la lecture...
Dieu que la vie est triste... Je viens de me faire larguer par la seule personne qui m'ait un jour aimé... Qui était-ce ? un serveur spécialisé... Ouais, c'est ça un "minet" comme tu aimes si bien le dire... Avec qui il s'est tiré ? Ho, ça ce n'est pas bien difficile à trouver... Si un jour tu as le choix entre un étudiant froid et fauché et asseoir ton joili petit cul de mignon sur les genoux d'un vieil original avec un gros hériatge, tuchoisirais qui ? L'étudiant ? Hé bien il a préféré le vieux, lui... Si c'est pour ça que je bois ? Hé bien je suppose que oui...
*
* *
-Je me demande si j'ai bien fait de larguer Gwen... C'était quand même un brave type, même s'il était un peu froid... Enfin, je suis sur que ce vieux ne me touchera jamais, dit-il pour lui-même.
Il était en chemin vers l'appartement luxueux de son nouvel amant.Quand il rentra, il fut accueilli par un baiser et une odeur de saumon fumé.
-Quand je t'ai vu, je ne pouvas pas croire que tu faisais le tapin, mon chou... Je ne pouvais résolument pas y croire.
-Ho, ça ne fait pas vraiment longtemps, répondit-il avec humilité, et puis je suis aussi serveur, tu sais ?
Oui, il faisait le TAPIN... Il S'en était rendu compte depuis que cette activité l'avait transformé :
Huit jours auparavant, il avait croisé son regard dnas le miroir du Regent Palace Hotel et il avait été choqué de voir un visage de pute lui rendre son regard.
Il ne savait ni comment, ni pourquoi il avait changé, cepandant il avait changé.
Il s'habillait comme un quelqconque étudiant, et pourtant on pouvait lire sur son visage "A LOUER". Quinze Livres la pipe, et rien dans le cul.
Quelques mot de Guy le firent sortir de sa langueur.
-Ouh-ouh, mon ourson chéri ! Est ce que je t'ennuie ?
-Non non, pas du tout, je suis juste un peu éprouvé par cette rude journée de travail, ne t'inquiète pas... Tu disais ?
-Je parlais de mon fils, il doit avoir ton âge, à présent... C'est dommage que tu ne puisse pas le rencontrer, il vit avec mon ex-femme... elle ne veut plus que je le voie depuis la révélation de mon homosexualité.
-Je ne savais pas que tu avais un fils. Il est comment ?
-Petit, il était mignon à croquer, une bonne bouille brune pleine de taches de rousseur. Maintenant; je parie que c'est une dadame qui pousse des cris. Ca ferait le plus grand bien à sa salope de mère. Bon ! Et si nous passions à table, mon petit sucre d'orge au miel ?
Lucas tressaillit à ses mots.
Après le délicieux repas que celui qu'il était censé aimer avait amoureusement préparé, Lucas rejoignit le sofa en velours vermillon sur lequel Guy l'attendait, les bras écartés. Il logea sa tête dans le cou de Guy et lui caressa tendrement la main. Guy en fut très touché et se serra plus étroitement encore contre Lucas.
-Tu es mon petit chiot tout à moi et je ne te mérite pas. tu es magique et merveilleux et tu ne partiras plus jamais.
-Plus jamais ?
-Plus jamais.
-Et quand je serai gros et velu ?
-Ne fais pas le bêta et viens au dodo-dodo avec Guy-Guy.
*
* *
-Mais bordel de dieu ! Pourquoi cette vieille merde vénéneuse était là.... ? Et pourquoi ce p'tit trou du cul de merdeux est partiiiiiii ?! Il disait qu'il m'aimait, envers et contre tout !
-Du calme Gwen. Il faut arrâter de boire, maintenant.
-Bordel de merde jaune ! Si j'veux m'moucher j'peux prendre un tire-jus !
-Ho t'es dégueulasse ! allez un s'en va ! Je te ramène chez toi !
-Ouais sortez-ole ajouta le barman, il fait fuir tous mes clients !
-j't'ai rien d'mandé ! Vieux téton gras de barman d'mes deux ! J'te pisse à la raie, vieux chieur ! CUL D'HERETIQUE !!!
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Après une longue errance sur Cartham Bridge où Gwen menaça Hugo de se jeter s'il n'avait pas un baiser ils arrivèrent enfin au logis de Gwen.
Hugo déploya des efforts surhumains pour faire monter les marches à Gwen, et le fit dessaouler dans le canapé deux ou trois heures jusqu'à ce que, plus lucide, Gwen décidait lui-même d'aller se coucher.
Alors maintenant, Gwen, s'interpelle t-il, tu vas te tenir. Compris ?
Il fermales yeux et fit en sorte de calmer sa respiration jusqu'à ce que n'importe quel observateur eût pu jurer qu'il était profondément endormi.
Puis il se mit à donner l'impression d'un sommeil plus agité. Il se retourne et émit un petit gémissement. La couette tomba sur le sol. Une minute plus tard, il se tournait brutalement de l'autre côté.
Maintenant, il était nu sur le lit, respirant lourdement et frissonnant. Soudain, il perçut un de pas sur la moquette.
-Gwen ?
Ce n'était qu'un léger chuchottement, mais Hugo avait véritablement parlé.
-Gwen...
En guise de réponse, Gwen gromela, prononçant un mot dans un demi-ronflement tandis qu'il se tournait versHugo, la bouche ouverte et les yeux fermés.
-Gwen, ça va ?
Les pieds d'Hugo parentèrent la chambre, puis il sentit la couette que l'on remattait sur lui.
Il va pas se contenter de me border ! Il ne peut pas ! Je bande comme une bouteille de lait ! Il est fait de chair et de sang, ou quoi ? Oh allez on y va. Qui ne tente rien n'a rien.
Il arqua son corps et battit des jambes.
-Marie ? appela t-il à haute voix cette fois.
-Marie ? Où avait-il pêché le nom de Marie ? il n'en savait rien.
Il étendit le bras et trouva l'épaule d'Hugo.
-Marie, c'est toi ?
La couette lui fut lentement retirée. Soudain, il sentit une main chaude entre ses cuisses.
-oui, dit-il, oui.
Puis une douce chevelure caressa sa poitrine, et une lange lui lécha le ventre.
Hugo, gémit-il pour lui-même, Hugo ! Et à haute voix :
-Oh Marie... Marie !
Voilou, j'espère que ce texte vous a plu, et malgré tout, j'aimerais dire qu'il n'est pas sorti intégralement de mon imagination (fertile, certes, mais je veux préciser)... Quelques parties du texte ont été inspirées du livre magnifique de Stephen Fry : "Mensonges, mensonges" .
Ouaaaaaaaah =D
Que dire que dire...
c'est (trop?) bien =D
(à part quelques fautes de frappe mais on s'en BRANLE hihi)
Tu me prêteras la livre dont tu parles (c'est pas une question =p) à moins que tu ne l'aie pas auquel cas... je vais te taper ou bien me contenter de le chercher ailleurs.
Merci de m'avoir "fait partager" la lecture de cette nouvelle (qui me fait un peu penser au roman de garrison dans... dans quel épisode? quand il se convertit en écrivain et qu'on lui balance à la gueule que son roman est classé "roman gay"...) finbonbrefvoilà.
Heu... oui, bon, le Nounours, faut pas non plus que ce blogue devienne un truc d'histoires pornos...
Et bah nounours, j'adore le style..
t'as d'beau jour tu sais!!!
c'est plus eau-de-rose que porno mais bon...
en fait j'viens d'me rendre compte que "dodo-dodo" c'était un peu toumeutche niveau réppetition, ça va pas du tout...
[tiens, ça doit etre la premiere fois que qqn d'autre que les habituels habitués poste un commentaire sur ce blog anarcho-poétique.]
ah c'est quand même un(e?) habitué(e?). J'aurais cru, mais non.
Excusez moi, hier c'était la soirée d'Erik... sinon c'est un texte simpa, meme si le porose n'a jamais été mon truc :p
Confesse toi, sale nihiliste.
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