21 février 2008
les êtres sylvains sont gentils.
Le soleil pointe ses rayons
Il illumine les ombres que la nuit à laissées
Il éclaire les toits des maisons
Et je me lève amèrement
Car il m'a réveillé.
Mon salon est noyé de lumière
Toute cette clarté
Me donne envie de pleurer.
-je ferme les volets-
Seule la nuit me redonne la joie
Car la nuit je peux me rendre dans la forêt
Et là-bas je bois,
En communion avec la nature et la paix
Du vin de lilas que m'offrent les êtres sylvains
Qui ne sortent que quand le soleil dort, au loin.
La lumière leur brûle
Et la chaleur émiette leurs os.
S'il pouvaient sortir la journée
Nous aurions ensembles beaucoup plus de moments à passer!
C'est pour ça que
Le jour me rend triste
Le jour me fatigue
Le jour fait de moi un misanthrope
Le jour m'enlève toute envie de travailler
Le jour m'empêche d'être heureux
Le jour me transforme en méchant monsieur.
Le jour je triche
Le jour je vole
La nuit je suis riche
La nuit je m'envole.
17 février 2008
Vampire
La couchette du mangeur d'opium
Est d'un velours rouge usé
Elle a supporté tant d'hommes
Tant d'hommes en manque d'idées.
La bouteille d'absinthe, certes,
A rendue maints et maints poètes fous
Fous amoureux de la fée verte
Mais a aussi fait naître tant de mots doux.
Et toi, qui as-tu rendu fou?
Beauté sombre, c'est toi
C'est toi que je cherche
Mais ton visage est si flou
Tu entraîneras ma perte.
You should have come over...
J'ai fait beaucoup de guitare aujourd'hui
J'ai chanté et j'ai écrit
Aujour'hui je n'ai pas senti les idées fuir
Ho chérie, tu aurais dû venir.
Ce paysage gris et blanc
Cette forêt sans arbre
Cette forêt de marbre
Ces plaines d'un vert sombre
Ces routes envahies d'ombres
Ces nuages paresseusement lents
Tout cela m'inspire et
Ho chérie, ce que tu aurais dû venir!
Mais tu n'es jamais venue
Ou alors pas longtemps, tu es vite repartie
Tu t'es éloignée, en descendant la rue
Cette rue, ma rue, ho chérie.
04 février 2008
Je me suis réveillé dans un endroit étrange
La musique était forte
Elle semblait provenir de derrière une porte
Une porte orange.
Mais cette porte était fermée à cléEt c'est sans joie que j'ai dû me résigner.
L'ouvrir était tout simplement impossible
Et la musique devenait horrible:
Quelqu'un m'avait prit pour cible!
Pas moyen d'échapper aux notes suraiguës
Et la seule solution pour m'en éloigner
Fût celle qui en dernier m'apparut:
Je devais me défénestrer.
30 janvier 2008
Yarg Nairod
S'il te plaît
Fais de moi un portrait en pied
Pour que toute ma vie je puisse me contempler
Aussi beau
Aussi frais
Que je ne le serais plus jamais.
Mais ne faut-il pas ne jamais dire jamais?
Je rêve d'une jeunesse éternelle
Je rêve d'avoir à mes pieds toutes les demoiselles
Et regarder vieillir mes ennemis, souffrant
Leurs visages massacrés par le temps.
Le temps qui glisserait sur moi
Tel la pluie sur une nuisette en soie
Et connaître pour toujours le plaisir
D'être aimé sans avoir à agir.
La facilité
Le pouvoir
L'immortalité
J'aimerais bien essayer pour voir.
28 janvier 2008
"Emeau pohoua" ou "merci à vous d'être aussi ridicules"
Tu as besoin d'amour
De réconfort
Mais le monde est sourd
Il n'entend pas que tu l'implore.
Tu es imcompris des autres
Ils ne veulent pas voir ta douleur
Tu es tout seul
Tu as peur.
Ca se passe comme ça
Depuis que tu t'habilles en rose et noir
Les autres se moquent de toi
Alors tu t'es mis à boire
Encore plus de Coca qu'avant.
Heureusement, tu as quelques amis avec qui tu pleures
Ils partagent ta peine
Et tu comprends la leur
Mais vous devez rentrer à la maison
Avant six heures.
Arrivé chez toi
Tu enlèves tes faux cils
Et tu t'enfermes dans ta chambre
En compagnie de ton chat, Bill.
Ta chaîne hi-fi est poussée au maximum
Ta lampe t'éclaire un minimum
Juste assez pour que tu puisses écrire tes poèmes
Sur ton ordinateur.
Le dernier s'appelle
"Vou serait bien contant kan je meur"
Et commence avec ces vers:
"Lé mor je lé envi
La vi c'ait cro pouri"
17 janvier 2008
Blanquette de veau aux fraises.
Mes yeux se ferment
Le sable brûle mes rétines
Mes pholies germent
Des chimères se dessinent
Ils viennent pour m'emmener
Avec leurs doigts crochus
Ils vont mettre ma tête dans un panier
Et l'exposer dans la rue
Mes yeux se ferment
Le silence vient
Mes pholies germent
Il n'y a plus rien.
Des orteils poussent sur mon crâne
Des orteils au ongles incarnés
Un dandy me bat avec sa canne
Dans la boue il me fait ramper
Mes yeux se ferment
Je ris de cette douleur
Mes pholies germent
Le noir ne me fait plus peur
Cette femme qui pèche des abricots
Me regarde arriver
Elle est assise sur un arbre à bruits
Et m'appelle "le fou à lier".
Mes yeux s'ouvrent
Et je suis soulagé
Mes pholies se couvrent
Mes murs sont capitonnés
12 janvier 2008
Conversation télépholique.
Un hurlement modulé
Déchire l'atmosphère
Et laisse dans mes oreilles
Un son amer.
Il s'arrête
Et reprend
Des fois il s'entête
Des fois non, ça dépend.
Mes tympans souffrent
Qui en veut à ma vie privée?
Il y a comme une odeur de souffre
Quand j'entends le téléphone sonner.
La seule façons de le faire taire
C'est de le décrocher
Mais parler là-dedans pour moi c'est l'enfer
Je préfère le débrancher.
Pourtant, j'aime bien donner des coups de téléphone
Afin de passer mes nerfs sur certaines personnes
Quand on se prend un récéptacle dans la gueule,
On comprend vite qu'il vaut mieux me laisser seul.
09 janvier 2008
hé hé.
Mon visage est impersonnel
Je n'ai aucune expression
Comment je m'appelle?
Peu importe mon nom.
Je n'ai pas de voix.
Les seuls sons qui sortent de ma bouche
Sont des chuchotements.
De toutes façons je n'ai rien à dire d'interressant.
Suis-je un homme? Une femme?
J'ai vérifié
Et je sais que si je vivais au Moyen-Age
On m'aurait déjà brûlé-e.
Moi même, je ne sais rien de ma vie.
Quand suis-je né-e?
Je ne sais.
Il n'y a qu'une seule chose que je sais,
C'est ce dont j'ai envie.
Je veux faire de votre vie un enfer.
Je veux vous traquer la nuit,
Je veux que vous ayez peur d'aller au lit,
Je veux que vous pensiez que je vous attend pour vous faire souffrir...
Je vous surveillerais, j'emmenagerais près de chez vous, là où avant, vous vous sentiez en sécurité.
Je veux violer votre intimité.
J'en connaîtrais plus sur vous que sur moi.
De votre terreur, je serais la reine et le roi.
A chaques fois que vous ouvrirez les yeux
Vous aurez peur de tomber nez-à-nez avec les miens
Avant d'être jeune, vous serez déjà vieux
Epuisé par la peur de faire ma rencontre.
Et quand j'en aurais assez de jouer à cache-cache,
Je te tomberais dessus, quand tu sera seul-e.
On jouera à l'Inquisition, et ça ne servira à rien que tu gueules
Parce que je serais avec toi jusqu'à la fin, jusqu'à ce que ton cerveau lâche.
Mon visage
impersonnel
Seras le dernier que tu verras.
Si une nuit tu entends un chuchotement,
Tu sauras que je suis là...
Diantre, ça me fait presque peur...
08 janvier 2008
Encore un poème d'amoooouuuur.
Je t'aime hoooo...
Du moins tant que tu me laisse boire sans peine
Ce sang doux et sucré qui coule dans tes veines.
Ne pleures pas, blottis-toi contre moi, en douceur
Laisse toi aller mon coeur
Pendant que je te le vide
En te suçant la carothide.
Dès que j'ai vu ton cou, mon enfant
Si doux, si parfait
J'ai sû que tu serais pour quelques temps
Mon garde manger.
Quand tu ne seras qu'une vieille carcasse vide
Je te laisserais tomber comme tous les autres
(je t'aime), grâce à toi je ne prend pas une ride.











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