08 janvier 2008
Encore un poème d'amoooouuuur.
Je t'aime hoooo...
Du moins tant que tu me laisse boire sans peine
Ce sang doux et sucré qui coule dans tes veines.
Ne pleures pas, blottis-toi contre moi, en douceur
Laisse toi aller mon coeur
Pendant que je te le vide
En te suçant la carothide.
Dès que j'ai vu ton cou, mon enfant
Si doux, si parfait
J'ai sû que tu serais pour quelques temps
Mon garde manger.
Quand tu ne seras qu'une vieille carcasse vide
Je te laisserais tomber comme tous les autres
(je t'aime), grâce à toi je ne prend pas une ride.
Tadadadan.
Il était petit
Carré et gris
Fixé au plafond par des vis et des clous
Voici venu le vidéo projecteur fou.
Quoi qu'on lui fasse projeter,
Et c'est ce qui lui valut d'être maintes fois détruit à coups de masse,
Invariablement sur les vidéos il intérgrait
Le générique de Dallas.
Il fût arraché, revendu
Cassé, réparé...
Et toujours cette musique incessante
Qui collait aux vidéos comme de la glu.
Au bout de vingt ans d'activité, il prit un risque
En décidant de changer de disque.
Il fût bradé, pour une ridicule somme
Et commença à jouer la musique de Magnum.
07 janvier 2008
Teddy
Pourquoi ne m'aiment-ils plus?
Pourquoi ne trouvent-ils pas ça beau?
J'ai beau être petit, mignon et poilu,
Je suis un nounours sado-maso.
Tout de cuir vêtu, je sillonais les bars
Armé de mes menottes, ma cravache et mon string léopard.
Mon destin a été de ne pas être comme les autres peluches,
Moi je préfères le fist-fucking aux trucs nunuches.
Mais une famille m'a adopté
Pour m'offrir à leur fille.
Ils m'ont vite abandonné en ville
Quand j'ai tenté de la violer.
Seul, rejeté
Je ne savais plus que faire
Ni où aller.
Mais j'ai été acueilli à bras ouverts
Par le gros Robert.
J'ai atteint avec lui
Le paroxysme des plaisirs
Il était attaché à son lit
Nous n'en finissions plus de
rire.
Mais il est mort d'une crise cardiaque
Ce jour où il a hurlé comme un porc
Ce jour où j'avais mis un masque
Je l'ai fait cuire et j'ai mangé son corps.
Je ne suis aujourd'hui
Plus qu'un vieux chiffon détrempé
Les poils emmélés, sales et collés
Il me manque même un oeil
Robert se l'était mis dans le fessier.
Je ne peux plus marcher
Je suis déchiré
Je rampe, je me traîne, j'ai mal...
...Ho oui c'est bon.
05 janvier 2008
c'était mieux avant.
J'en ai marre de m'habiller
Trop de fric dépensé en frocs
J'en ai assez de tout ce m**dier
Virez moi ces brics et ces brocs!
Moi c'est libre que je veux vivre
Me mouvoir dans un monde doré
De bonnes choses je veux être ivre
Et envoyer au néant ce monde félé.
Toute cette technologie ça me gave
Vivement qu'on revienne à l'âge de pierre
Et si je suis tout seul c'est pas grave
Je l'assume et j'en suis fier.
A BAS L'EVOLUTION ! VIVE LA REGRESSION !
Je serais enfin pépère
Quand je retournerais à la poussière.
Herbert.
Je m'ap
pelle Herbe
rt Et il y a125
ans Je suis né col
lé à mon frè
re Par
La tête, ce qui me fait av
oir un cerveau
Très lent.
Heu...
01 janvier 2008
makes me wonder
Un slim qui colle à la peau
Du gel qui colle ta coupe de blaireau
Une fender qui te sortira jamais un solo
Un groupe qui ne laisse aucune place à l'impro
Et oui c'est ça le rock
A notre époque
Ca met les nerfs
Aujourd'hui c'est fashion d'avoir un perf'
Tu dis que tu aimes les Clash
Et ça faut que tout le monde le sache
Mais j'ai beau écouter tes chansons réchauffées
J'y trouve rien d'engagé
Tu admires Led Zep
Mais il faut pas que tes compos
Durent plus de trois minutes
Sinon ils te passeront pas à la radio
Vas-y gratte ta guitare gentiment
Mâche du chewing-gum, ça aide
Et il nous restera pas longtemps
Avant de dire
Rock is Dead.
08 décembre 2007
m. monkey
M. Monkey avait un handicap bien étrange :
A chaque fois qu’il se mettait debout sur un seul pied
Il se mettait à violemment trembler.
Un défaut qui, bien sûr, dérange.
Il perdait toujours pendant les courses à cloche pied
Et fût pendant son enfance la risée de tous
Ceci gâcha toute sa jeunesse car il se sentait rejeté
Tout le monde lui disait qu’il avait une jambe en mousse.
Ce ne fût cependant pas le pire moment de sa vie minimaliste
Puisque, devenant militaire,
Il fût gravement blessé lors d’une guerre
Et devint unijambiste.
05 décembre 2007
La Révolution des choux-fleur

Les choux-fleur
Sont des entités vivantes
Ils ressentent la peur
De connaître une mort lente
Cuits!
Machés!
Exposés sur les étals du marché
Comme de vulgaires radis.
Bientôt un jour viendra
Et verra naître
la REVOLUTION DES CHOUX-FLEURS!
HAAAAA!!!
21 novembre 2007
Ici point de cactus
De sable ou de saloon
Ici tout est gris
Everything's shining like the dark side of the moon
Debout -ou assis, peu importe
Tu attends, tu essaye de ranimer
Tes pensées qui sont mortes
Te contemplant dans la vitre glacée
Cowboy de pacotille
Prisonnier dans un ouest terne à deux balles
Ta seule occupation en tant que mâle
C'est de faire chier les filles
Tu te sortiras pas de là tout seul
Mais pour l'instant personne veux t'aider
Ces connards n'aiment pas ta gueule
Alors pour te faire entendre, tu fais tout cramer
Moi je dis ça, mais je connais rien à ta vie
La seule fois où je t'ai croisé
T'as voulu me racketter
Ou alors t'étais assis, désoeuvré,
Cowboy de pacotille
Prisonnier dans un ouest terne à deux balles.
*ceci est un poème d'amour*

Je ne me sens bien
Qu'en compagnie de toi
Ô mon amour tu es mien
Mon décomposé et mutilé chien
Je t'ai trouvé sur le bord d'une route,
La nuit
Tu était déjà mort
Mais je n'ai pas fui
C'est en buvant du formol avec toi
Que j'ai compris que je t'aimais
Et quand les asticots ont commencé à te dévorer
J'étais tout à toi dévoué
Je t'ai gardé dans ma baignoire
Pendant que le pus et la bile s'écoulaient par tes beaux yeux
Rappelle-toi ces interminables soirs
Nous ne faisions qu'un même si nous étions deux
Ton odeur suintante
Toujours me hante
Tes tripes liquéfiées
Me font vraiment...
Changer.
Depuis que je t'ai trouvé
Je n'ai plus d'amis
Ce qui me laisse plus de temps
A passer en ta compagnie
Les seuls avec qui je te partage
Sont tes habitants grouillants
Des blattes nécrophages
Et des vers dégoulinants
Hélas! Ton odeur divine
A dérangé nos voisins
On nous a séparé
Plus jamais je ne te verrais
Plus jamais nous ne ferons qu'un...








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