15 mars 2007
Raymond
Il était une fois, dans la ville de Clermont,
Un gros homme qui s'appelait Raymond.
Il faisait peur à tout le monde
Car il allait toujours avec son animal de compagnie
Sa belle, sa grosse truie
Qui avait nommé Raymonde.
En effet, un beau matin,
Il s'était tourvé amoureux
De sa cochonne de bête, et il en était heureux.
Son plus grand rêve était
De se lier à sa laie.
Pourtant, et malgré ses recherches,
Il ne trouva aucun curé
Qui aurait accepté de signer
Pour cette union originale.
Il se trouvait incapable et sale
De ne pouvoir se marier
Avec celle qu'il aimait.
Puis, un jour de grand désespoir,
Alors qu'il errait dans son manoir
Il trouva un manuscrit
Avec un titre bien écrit
Un titre rose, comme sa truie :
"Métamorphoses"
"Un titre évocateur"
Dit-il, dans un élan de stupeur.
Il mit toutes ses peines
A trouver quelque transformation humaine
Mais il réussit ; désormais Raymonde était femme.
Il se maria, et les noces se firent à Paname.
Alors qu'ils s'adonnaient aux joies matrimoniales
Dans leur hôtel cinq étoiles
Raymond fut pris d'une pulsion
Et fit de sa femme un jambon.
09 mars 2007
Entrechats
Voilà, pendant que je me morfondais chez mes grands parents, j'ai écrit une petite nouvelle. Je vais vous en faire partager la lecture...
Dieu que la vie est triste... Je viens de me faire larguer par la seule personne qui m'ait un jour aimé... Qui était-ce ? un serveur spécialisé... Ouais, c'est ça un "minet" comme tu aimes si bien le dire... Avec qui il s'est tiré ? Ho, ça ce n'est pas bien difficile à trouver... Si un jour tu as le choix entre un étudiant froid et fauché et asseoir ton joili petit cul de mignon sur les genoux d'un vieil original avec un gros hériatge, tuchoisirais qui ? L'étudiant ? Hé bien il a préféré le vieux, lui... Si c'est pour ça que je bois ? Hé bien je suppose que oui...
*
* *
-Je me demande si j'ai bien fait de larguer Gwen... C'était quand même un brave type, même s'il était un peu froid... Enfin, je suis sur que ce vieux ne me touchera jamais, dit-il pour lui-même.
Il était en chemin vers l'appartement luxueux de son nouvel amant.Quand il rentra, il fut accueilli par un baiser et une odeur de saumon fumé.
-Quand je t'ai vu, je ne pouvas pas croire que tu faisais le tapin, mon chou... Je ne pouvais résolument pas y croire.
-Ho, ça ne fait pas vraiment longtemps, répondit-il avec humilité, et puis je suis aussi serveur, tu sais ?
Oui, il faisait le TAPIN... Il S'en était rendu compte depuis que cette activité l'avait transformé :
Huit jours auparavant, il avait croisé son regard dnas le miroir du Regent Palace Hotel et il avait été choqué de voir un visage de pute lui rendre son regard.
Il ne savait ni comment, ni pourquoi il avait changé, cepandant il avait changé.
Il s'habillait comme un quelqconque étudiant, et pourtant on pouvait lire sur son visage "A LOUER". Quinze Livres la pipe, et rien dans le cul.
Quelques mot de Guy le firent sortir de sa langueur.
-Ouh-ouh, mon ourson chéri ! Est ce que je t'ennuie ?
-Non non, pas du tout, je suis juste un peu éprouvé par cette rude journée de travail, ne t'inquiète pas... Tu disais ?
-Je parlais de mon fils, il doit avoir ton âge, à présent... C'est dommage que tu ne puisse pas le rencontrer, il vit avec mon ex-femme... elle ne veut plus que je le voie depuis la révélation de mon homosexualité.
-Je ne savais pas que tu avais un fils. Il est comment ?
-Petit, il était mignon à croquer, une bonne bouille brune pleine de taches de rousseur. Maintenant; je parie que c'est une dadame qui pousse des cris. Ca ferait le plus grand bien à sa salope de mère. Bon ! Et si nous passions à table, mon petit sucre d'orge au miel ?
Lucas tressaillit à ses mots.
Après le délicieux repas que celui qu'il était censé aimer avait amoureusement préparé, Lucas rejoignit le sofa en velours vermillon sur lequel Guy l'attendait, les bras écartés. Il logea sa tête dans le cou de Guy et lui caressa tendrement la main. Guy en fut très touché et se serra plus étroitement encore contre Lucas.
-Tu es mon petit chiot tout à moi et je ne te mérite pas. tu es magique et merveilleux et tu ne partiras plus jamais.
-Plus jamais ?
-Plus jamais.
-Et quand je serai gros et velu ?
-Ne fais pas le bêta et viens au dodo-dodo avec Guy-Guy.
*
* *
-Mais bordel de dieu ! Pourquoi cette vieille merde vénéneuse était là.... ? Et pourquoi ce p'tit trou du cul de merdeux est partiiiiiii ?! Il disait qu'il m'aimait, envers et contre tout !
-Du calme Gwen. Il faut arrâter de boire, maintenant.
-Bordel de merde jaune ! Si j'veux m'moucher j'peux prendre un tire-jus !
-Ho t'es dégueulasse ! allez un s'en va ! Je te ramène chez toi !
-Ouais sortez-ole ajouta le barman, il fait fuir tous mes clients !
-j't'ai rien d'mandé ! Vieux téton gras de barman d'mes deux ! J'te pisse à la raie, vieux chieur ! CUL D'HERETIQUE !!!
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Après une longue errance sur Cartham Bridge où Gwen menaça Hugo de se jeter s'il n'avait pas un baiser ils arrivèrent enfin au logis de Gwen.
Hugo déploya des efforts surhumains pour faire monter les marches à Gwen, et le fit dessaouler dans le canapé deux ou trois heures jusqu'à ce que, plus lucide, Gwen décidait lui-même d'aller se coucher.
Alors maintenant, Gwen, s'interpelle t-il, tu vas te tenir. Compris ?
Il fermales yeux et fit en sorte de calmer sa respiration jusqu'à ce que n'importe quel observateur eût pu jurer qu'il était profondément endormi.
Puis il se mit à donner l'impression d'un sommeil plus agité. Il se retourne et émit un petit gémissement. La couette tomba sur le sol. Une minute plus tard, il se tournait brutalement de l'autre côté.
Maintenant, il était nu sur le lit, respirant lourdement et frissonnant. Soudain, il perçut un de pas sur la moquette.
-Gwen ?
Ce n'était qu'un léger chuchottement, mais Hugo avait véritablement parlé.
-Gwen...
En guise de réponse, Gwen gromela, prononçant un mot dans un demi-ronflement tandis qu'il se tournait versHugo, la bouche ouverte et les yeux fermés.
-Gwen, ça va ?
Les pieds d'Hugo parentèrent la chambre, puis il sentit la couette que l'on remattait sur lui.
Il va pas se contenter de me border ! Il ne peut pas ! Je bande comme une bouteille de lait ! Il est fait de chair et de sang, ou quoi ? Oh allez on y va. Qui ne tente rien n'a rien.
Il arqua son corps et battit des jambes.
-Marie ? appela t-il à haute voix cette fois.
-Marie ? Où avait-il pêché le nom de Marie ? il n'en savait rien.
Il étendit le bras et trouva l'épaule d'Hugo.
-Marie, c'est toi ?
La couette lui fut lentement retirée. Soudain, il sentit une main chaude entre ses cuisses.
-oui, dit-il, oui.
Puis une douce chevelure caressa sa poitrine, et une lange lui lécha le ventre.
Hugo, gémit-il pour lui-même, Hugo ! Et à haute voix :
-Oh Marie... Marie !
Voilou, j'espère que ce texte vous a plu, et malgré tout, j'aimerais dire qu'il n'est pas sorti intégralement de mon imagination (fertile, certes, mais je veux préciser)... Quelques parties du texte ont été inspirées du livre magnifique de Stephen Fry : "Mensonges, mensonges" .
La rêverie fait vivre.
J'imagine ses lèvres rouges
Contre ma peau laiteuse
Ses yeux dorés
Dans mon regard d'océan.
Je l'imagine rousse et joviale
Alors que ma blondeur respire l'austérité.
Toutes les deux, nous aurions un chalet
Quelque chose de bien caché
Au fin-fond de la montagne
Et quand le printemps arriverait,
Nous gambadrions, main dans la main, dans les vallées...
...Mais tout cela n'arrivera jamais
Car bercée par mes éternels penchants saphiques,
Je suis malhereusement paraplégique.
Mon frère
J'ai trouvé mon frère
Allongé, face contre terre...
Et devinez qui l'eut tué ?
Ce fut mon père.
Je pense que ce dernier
Ayant découvert que mon frère
Se prostituait
L'a tué d'un coup d'épée...
03 décembre 2006
Marre...
17 : 39
Je pense, ça me fait mal... mes devoirs, tu comprends ?... putain de problème... un truc de fonction avec des racines carrées et des exposants surdivisés... franchement...
Qu'est-ce-que je vais faire ce soir ?
Raaaaaah sortir... manger... FAIRE SES DEVOIRS... se laver... haaaaaaaaaaaa j'en ai marreeeeee !!!!
17 : 40
*toc toc*
"C'est toi Maman ?"
Ah ! L'amour...
"frish"
Très poétique, le bruit des draps
Sous mes doigts
"frish"
Eveil des sens, les pupilles dilatées :
Le désir est là...
Entends ta tête tournebouler...
Il te prend à trépas.
"frish"
Trépas ? Qu'es-ce-que je dis, moi ?
Ouais, c'est ça, et casse toi, salaud !
La guerre à la cravate
T'as qu'à faire la guerre à la cravate
Tu sais bien, t'arrives jamais à l'attacher !
Elle glisse, tombe : tu te rates...
Pour enfin, dans un accès de colère, crier :
"PUTAIN D'CRAVATE !"
17 novembre 2006
Le Judas.
"M'accorderez-vous cette danse ?"
Dit-il à la jolie blonde qui se tenait face à lui.
Elle lui tendit sa main, et lui sourit.
Un ART ! tournez tournez petites poupées !
"M'accroderez-vous cette danse ?"
chuchotta t-il à la prostituée à laquelle il tendait des billets.
Elle lui tendit la main, et attrapa l'argent proposé.
Un ART ! tournez tournez petites poupées !
"M'accorderez-vous cette danse ?"
Sussura t-il à le femme qui, charmée, fixait ses yeux.
il lui prit la main et, dans une secrète éteinte, planta son arme entre ses yeux.
Un ART ! tournez tournez petites poupées !
10 octobre 2006
Coup d'oeil furtif ?
Il y a un garçon qui me regarde.
il est assis en face de moi. Je dois partir chez mes grands-parents tout seul, et ce garçon me fixe depuis que je suis monté dans le train.
Est ce qu'il est en train de me draguer ?
parce que moi, j'aime pas trop les homos.
Ou alors il me défie ?
De quoi?
Bon tant pis je vais aller aux toilettes on verra bien si il me fixe toujours après...
*
* *
J'entre dans le train. Je vais m'asseoir à ma place... Il faut que je planche sur mes cours de philo, ça m'énerve.
Bon quand 'faut y aller, 'faut y aller : je sors mes cours.
J'aime pas la philo. Platon et Danton c'est pas trop mon truc. Si seulement je pouvais trouver un échappatoire...
Dessiner? non ça m'énerve aussi.
Lire ? Quoi ? Mes cours de philo ?
Ecrire ? Sur quoi ? bonjour l'inspiration...
Regarder. je vais observer où je suis, ce qui m'entoure.
Tiens ! un arrêt sonne ! 'Ya même des nouvelles personnes qui vont monter dans le train. Qui sait ? je trouverais peut-être l'homme de ma vie ?
Coup d'oeil furtif sur les arrivants du train : rien de très folichon. On va voir ceux qui seront dans mon périmètre. Un gars s'asseoit en face de moi.
MATHUSALEM ! Une beauté fatale. Des cheveux rouges, dont la taille anarchique laisse paraître une sensible décontraction, des piercings aux oreilles et... et un à la langue ? Miam.
C'est tout à fait mon genre.
Hum ? plutôt moyen de taille, plutôt oui. Tirant vers le petit même. Et fin. très fin. J'observe ses doigts. J'aime ses doigts. Il joue avec son piercing à la langue.
Arrête ça tout de suite, chéri, je bande comme un ado, là.
J'ai envie de le prendre dans les toilettes du train.
Tiens ? il s'en va ?
...
Vers les chiottes ?
Mmmmmmmmmmmmmmm...
Voilà qui va éclaircir ma journée.
L.I.S.A.
Que tu es belle...
Lisa.
Tu joues avec les garçons ;
Tu essaies de leur faire de l'oeil hein Lisa ?
Le seule chose que tu ne sais pas,
Ma chère, ma très chère Lisa :
C'est que moi, jerêve de toi.
Et que je t'observe, moi.
Et que je t'aime, moi.
Et surtout que je ne devrais pas.
Pourquoi ?
Je ne sais pas...
C'est mon docteur qui m'a dit ça.
parce que je lui ai parlé de toi.
Mais un jour, tu verras ma Lisa :
Je t'emmennerai loin de tout ça.
Et tu ne verras plus que moi.
Pourquoi est-ce que tu ne me remarques pas, Lisa ?
c'est parce que je suis ton Papa ?







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